AU-DELà DU PARANORMAL

Une réussite au-delà du Paranormal


C’est dingue cette histoire de Paranormal. Paranormal Activity a convaincu les producteurs de la Paramount. Il a été plébiscité au box-office américain. Il est sorti en France cette semaine et la réussite semble se poursuivre…

 

Paranormal Activity c’est une idée étrange. Un couple vit dans une maison trop calme dans laquelle il se passe plein de choses étranges mais qu’on ne voit jamais. C’est tout l’intérêt du film qui joue sur la frustration de l’absence et l’angoisse de la présence. Un processus imaginé par Jacques Tourneur dans le film de série B La féline (Cat people, 1942) revu et corrigé par le Projet Blair Witch il y a une dizaine d’années.

 

« Tout ce qui est nouveau est de ce fait automatiquement traditionnel » T.S. Eliot

 

 

Chambre 1408, Y a t-il un fantôme dans le placard ?

 

Buzz marketing


C’est l’histoire d’un buzz aussi. Le film a coûté 15000 dollars : une misère qui ne suffirait plus à Philippe Garrel. Le réalisateur français avait jadis rêvé tourné des films au prix d’une 2CV. Oren Peli, réalisateur de Paranormal Activity a tourné en caméra vidéo dans sa maison, avec des acteurs se nourrissant aux pâtes Panzani pour limiter les frais.

Présenté à une cinquantaine de festival, le film bénéficie aussi d’un marketing juste génial. Comme tout film indépendant, Paranormal Activity était prévu en sortie limitée. Les internautes votaient sur Facebook pour déterminer le parc d’exploitation du film. Imaginez un module carte des Etats-Unis, vous votez et le film est en salles là où le plus grand nombre aura cliqué.

 

Un succès paranormal

Bingo, les recettes explosent. En 24 heures, le film est vendu dans 52 pays en 24 heures. Il arrivait en France le 2 décembre à 14 heures. Première salle de 14h, Paris intra-muros : 1756 spectateurs à 6 Euros la place, on est gentil : plus de 10 000 Euros de recettes. En dollars le film est à nouveau remboursé. Il supplante dans la même temps la Route avec Viggo Mortensen et La Sainte Victoire de Christian Clavier et Clovis Cornillac.

 

 

 

Arthur Diens