LE PLAGIAT LITTéRAIRE
Le plagiat littéraire
Il y a deux ans, Camille Laurens et Marie Darrieussecq s’affrontaient sévère lorsque la première accusait la seconde d’avoir plagier son livre. Aujourd’hui, les deux romancières reviennent sur le devant de la scène avec la parution de deux livres : Romance Nerveuse et Rapport de Police.

Ouh la copieuseeeuh, elle est amoureuseeeuh.
Retour sur le plagiat
Dans son essai Rapport de Police, Marie Darrieussecq entend mettre les points sur les « i » entre finesse et douleur. Le plagiat a été, est et sera. Elle se défend d’avoir plagier le livre de Camille Laurens (« un plagiat psychique » affirme t-elle) et explique que tous les auteurs s’influencent mutuellement. Il y a des thèmes redondants, des douleurs propres à l’humain que l’on retrouve de chefs d’œuvre en chefs d’œuvre.
Les idées appartiennent à tout le monde
Voilà ce que répond le droit d’auteur. Les idées appartiennent à tout le monde sinon quoi il en découlerait une paralyxie de la création. Chacun pioche et reprend dans chacun ce qu’il juge bon en éclaircissant certains points ou en réfutant d’autres. Cet exercice peut d’ailleurs être inconscient.
De la jalousie…
Selon Marie Darrieussecq il ne s’agirait ni plus ni moins que de la jalousie d’auteurs envers d’autres puisque l’accusation de plagiat tend à porter atteinte aux plagiaires. Le plagié se pose en victime et espère ainsi que l’on s’intéresse à ce qu’il écrit ou écrira. Marie N’diaye fut la première à attaquer Marie Darrieussecq de « singerie » pour un roman publié en 1998. Son nouveau roman, Trois femmes puissantes remporte le Prix Goncourt 2009.
...naît de profondes douleurs
"Il y a des moments où il faut se mettre en colère, par survie" crie Marie Darrieussecq au journal L’Express. A travers Rapport de Police, elle tente de se reconstruire et d’avertir. Marie Darrieussecq en a assez de ces coups de poignards et se refuse à se laisser mourir.
Au contraire, c’est la douleur de la rupture avec l’éditeur P.O.L, conséquence de ces propos très virulents à l’encontre de Marie Darrieussecq que Camille Laurens expose dans son nouveau roman. Romance nerveuse paru aux éditions Gallimard raconte l’histoire d’une femme écrivain, qui s’envoie en l’air avec un paparazzi à Djerba.
A Marie Darrieussecq le mot de la fin. Dans L’Express toujours, elle termine par préciser que "quand on écrit, on est constamment sous influence (...) J'écris parce que j'ai lu, non parce que j'ai ressenti des choses dans mes tripes", soutient Marie Darrieussecq. Au contraire de Camille Laurens, semble t-il.
Arthur Diens (Le 14 janvier 2010)














