DUBAI ET DUBAI WORLD MON COEUR BALANCE

Dubai et Dubai World, mon coeur balance

 

Dubai World annonce une prochaine restructuration. La bourse de Dubaï s’effondre (elle a perdu 13% de sa valeur depuis lundi), celle d’Abou Dhabi suit (-14% de sa valeur dans le même temps). Le Président émirati Sheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane réagit.

 

Voilà ce qu’il déclare : « Je tiens à rassurer tout le monde : notre économie est saine ». Heureusement qu’elle l’est parce qu’à ce rythme là (-13% en deux jours), Dubaï met les clés sous la porte avant Noël.

 

Sheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane

Rien que du chiffre

 

- Dubaï World est une entreprise à 100% détenu par l’Emirat de Dubaï.

- Dubaï World affiche 59 milliards de dollars de dettes

- 25 milliards de dollars à cause de son pôle immobilier Nakheel

 

- Selon des statistiques officielles, le PIB erimati était de 253 milliards de dollars en 2008

 

- Dubaï représente 1/3 du PIB des Emirats et plonge de 13% en 2 jours

- Abou Dhabi dévisse à 14% de sa valeur

- Abou Dhabi représente 90% de la production pétrolière du coin (soir 2,2 millions de barils/jour)

 

Donc, en résumé, l’entreprise immobilière Nakheel détenue par Dubaï via Dubaï World catastrophe la Bourse d’Abou Dhabi, reine du pétrole. D’où l’intervention rassurante du Sheikh Khalifa. Il dénude les liens qui attachent entreprises et émirats entre elles et dédramatise « faire l'amalgame entre Dubai World et le gouvernement de Dubaï est une erreur ».

 

Le petit monde de Dubai

+ 1 pour le Sheikh

 

Dubaï n’est pas Dubaï World. Autrement dit, on s’en fout de ces milliards de dettes, il ne faut pas croire que ça vient de nous. Vendu bonhomme, quoi d’autre. « La crise financière mondiale ne nous poussera pas à hésiter, à reculer ou à désespérer car nous sommes confiants en la capacité de notre peuple et en nos ressources », tu m’étonnes, c’est lui qui gère Abou Dhabi.

L’émirat possède des avoirs en masse à l’étranger et des milliards de milliards grâce au pétrole.

Si le Sheikh a dans son carnet d’adresses de nombreux sheikhs il n’est pas prêt d’adresser des chèques aux non sheikhs occidentaux. Alors, il répond imperturbable : « Notre économie est aujourd'hui l'une des économies du monde les plus solides et les plus stables en raison de sa diversité, de ses grands moyens et d'une planification stratégique ».

Il se répète « Nous allons continuer, avec assurance et détermination, à exécuter les stratégies adoptées, les plans tracés et les projets engagés (...) en mobilisant l'ensemble de nos capacités nationales ».

 

Mieux vaut deux fois qu’une.

Tout le monde a imprimé, à Dubaï et Abou Dhabi, tout va bien.

 

 

Arthur Diens