LES BONUS DES BANQUIERS

Les bonus des banquiers

 

Cette semaine, Gordon Brown a annoncé une nouvelle mesure pour enrayer la crise économique. Les bonus accordés aux banquiers de plus de 25 000 livres seront taxés par l’état à hauteur de 50%. Illico Presto, la France lui emboîte le pas et annonce une mesure similaire.

 


Le berger Gordon impose sa loi.


La France avait la frousse

Cette mesure, la France l’avait rêvée. Ce qui l’empêchait de la faire, c’était justement que la Grande-Bretagne ne le fasse pas. Si on taxe les banquiers en France, alors c’est le Brain Drain, l’ouverture des robinets, la fuite assurée des « cerveaux » vers Londres, place boursière la plus forte d’Europe. Comme le droit à l’image collectif, le DIC avec le sport. Les Lisandro, Lucho Gonzalez, Néné, Niang, Gourcuff de la finance aurait détalé en moins de deux.

 

Bienvenue les moutons

Cet impôt exceptionnel sur les primes versées est une mesure temporaire qu’il faut standardiser au niveau mondial. « Est-ce que quelqu'un ici peut douter que si la City le fait, si la France le fait, il y a beaucoup de gens qui suivront » incite les têtes pensantes.

Ensemble, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy incitent : « Il est clair que les mesures à prendre ne peuvent l'être qu'au niveau mondial. Aucun pays n'est tenu, ou en mesure, d'agir seul ».

 

Taxation

Derrière les apparences, l’adaptation de la loi de finances rectificative (on convient de l’appeler ainsi n’est-ce pas !) apparaît nécessaire selon chaque cas. Les banquiers britanniques seront taxés à 50% pour les primes supérieures à 25 000 livres. En France, il existe déjà une taxe de 14% sur les salaires. Et c’est un détail (d’autres l’appelleront autrement) dont il faudra prendre compte.

La forme et les différentes modalités de la loi seront débattus et votés au Parlement au début de l’année 2010.

 

 

Arthur Diens (Le 11 décembre 2009)