LA FRANCE GRONDE à COPENHAGUE

La France gronde à Copenhague

 

N’est pas français qui veut. Le petit pays du fromage qui pue le fait sentir à tout le monde. La main de Thierry Henry a fait le tour du monde et pourrait bien être la cause d’une révolution dans l’arbitrage foot. Enfin. Dans une échelle beaucoup plus importante, le France a fait de la lutte aux CO2 une de ses priorités. Elle condamne tout ceux qui pourrait se mettre en travers de son chemin, Danemark, Finlande, Autriche et Ikéa compris.

 


Le Sudoku "jeu officiel de la conf". Rapide et divertissant, voyez à gauche. (AFP : Adrian Dennis)


Objet de la discorde

 

Jeudi à Copenhague, l’ambassadeur climat français Brice Lalonde déclenche les hostilités lors d’une réunion à huit clos entre européen. «Je m’oppose à la présidence suédoise sur sa proposition de position sur les forêts car elle décrédibilise l’Union européenne.» 

Ensuite il y a eu clash bien propre bien comme il faut. L’objet de la discorde n’est, comme tout ce qui émane de cette conférence, pas simple à comprendre.

 

LULUCF et REDD

LULUCF est un terme barbare anglais pour parler des règles de l’utilisation des sols, de leur changement d’affectation et la foresterie. Il s’agit plus simplement du rôle que jouent les forêts dans l’émission de gaz à effet de serre quand on les rase. Des scientifiques ont expliqué la photosynthèse à Frédérique Lopette. Elle résume : « C’est tout bête, quand un arbre pousse, il intègre et stock du gaz carbonique et il émet de l’oxygène. C’est tout bénéf’ pour lutter contre le réchauffement climatique. Quand on coupe un arbre, tout le CO2 qu’il aurait pu intégrer,  il ne le fait pas puisqu’il n’est plus là… donc il y a augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Donc c’est pas cool. Donc il faut taxer. » C’est comme un malus pour interdire l’éradication des forêts.

 

Le REDD est, en anglais, le programme de réduction des émissions de carbone forestier qui permettra aux pays en voie de développement de lutter contre le déboisement. Là, on parle en milliards de dollars. C’est comme un bonus accordé aux pays du Sud qui ne déboisent pas.

 

Déforestation

La déforestation est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Si les malus seraient appliqués aux pays du Sud, les pays du Nord qui coupent des forêts ne voudraient pas être affectés par les malus. Ils ne voudraient pas payer mais continuer de jouer aux bûcherons en toute impunité.

L’ambassadeur français y va franco : «Une manip’ qui permettrait de planquer sous la moquette des négociations près d’1,5 milliards de tonnes de CO2. Soit trois fois les émissions annuelles de la France."

 

Bonne volonté

La France semble vouloir faire preuve de bonne volonté puisque dans le même temps, Sarkozy recevait l’association Greenpeace. L’association avait envahit l’assemblée pour faire entendre sa voix. Nicolas Sarkozy a reçu et entendu les propos des représentants Greenpeace mais n’a pas écouter selon ces mêmes représentants. Greenpeace demande un bras pour avoir un doigt. Aux pays industrialisés de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre et d’accorder 110 milliards d’aide annuelle aux pays en voie de développement. Le président français a répondu qu’il défendrait le chiffre de 30% et ne s’est pas avancé sur le montant de l’aide.

 

 

Arthur Diens avec l’envoyée très spéciale Frédérique Lopette à Copenhague. (le 11 décembre)