LE KOSOVO DANS LA MACéDOINE

Le Kosovo défie l’ordre international

 

« C’est le Kosovo, ici ! » C’est une phrase que l’on entend souvent pour peu que l’on se promène dans les zones de travaux ou de grandes transformations en région parisienne. Un expression de banlieue qui s’explique par l’image que renvoie le Kosovo depuis la guerre en ex-Yougoslavie.

 

La fin de la guerre est finie depuis un certain temps déjà, le Kosovo a été placé sous administration des Nations Unis en 1999 en vertu de la résolution 1244 du conseil de sécurité. Il a obtenu son indépendance le 17 février 2008.

 

La Serbie lui tombe dessus

 

Une indépendance qui n’est pas du tout au goût des serbes. Dusan Batakovic, ambassadeur de la République de Serbie en France, estime en effet que le Kosovo est « le berceau historique de la Serbie, et essentiel pour son identité ». Il l’aiment leur boue les serbes, on les entend jusqu’ici chanter, vous entendez pas ? « la gadoue hou hou… » .

Dusan Batakovic insiste : « La déclaration d’indépendance du Kosovo est un défi pour l’ordre juridique fondé sur le principe de la souveraineté des Etats ». Et ouais, une bouillie qui n’a pourtant pas empêchée 22 des 27 pays de l’Union Européenne (63 pays au total) de valider son indépendance. Il faut dire qu’il n’y a rien au Kosovo, rien qui puisse n’intéressé personne.

 

Et sur les 2 millions d’habitants, 90% sont des albanais. Pas des serbes.

 

La question est exposée à la Cour Internationale de justice (CIJ) de La Haye. Elle émettra un avis consultatif le 11 Décembre. D’ici là, des délégations de toutes part interviendront pour ou contre l’indépendance du Kosovo, ce bout de terre humide où il n’y a plus rien dans l’imaginaire collectif. Les serbes ont déjà pris la parole. Les autres (29 au total) auront 45 minutes, soit la durée d’un épisode 24heures Chrono, pour jouer à Jack Bauer et sauver le Kosovo de l’infâme empire serbe.

(on plaisante, on les aiment bien les serbes)

 

Le CIJ a rendu 25 avis consultatifs depuis sa création en 1946. Si la Cour rend un avis favorable à la Serbie, « il faut s'asseoir et soigneusement, avec beaucoup de réflexion et de patience, négocier jusqu'à ce qu'un compromis soit trouvé », a indiqué le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic.

Vous voyez, ‘sont cools les serbes.

 

 

Bazda Valhidozic