COPENHAGUE

Copenhague

 

Enfin, on y est. La Conférence de Copenhague débute aujourd’hui. Elle est destiné à orienter les politiques écologiques des 192 pays conviés suite à la fin effective du protocole de Kyoto en 2012, c’est-à-dire, quand l’Apocalypse aura eu lieu.

 

Sur son 31

Les Etats, particulièrement ceux du Nord, parce que les plus fautifs quand on parle réchauffement climatique (quand on parle de pas mal d’autres choses d’ailleurs), ce sont mis sur leur 31. Barack Obama sera du déplacement. Il faut dire que les Etats-Unis représente le premier pays émetteur de CO2 par habitant. La Chine, devenu depuis pas longtemps, premier pollueur de la planète prendra aussi part au débat.

 

Une usine à gaz - Copyright : Ian Britton

 

Jusqu’à ce qu’il soit trop tard

Il faudra que Copenhague aboutisse sur quelque chose, des mesures, des engagements, quelque chose qui ne paraît pas gagner d’avance. Les Etats-Unis avaient signé Kyoto, mais ne l’avait pas ratifié. La lutte contre le réchauffement climatique semble aussi avoir un coût financier suffisamment conséquent pour que les pays, mine de rien, s’en contrecarrent jusqu’à présent.

On pense à Nauru. Nauru est une petite île du Pacifique dont l’exploitation exprime clairement le consumérisme inhérent à la nature humaine. A Nauru, l’homme exploite une ressource jusqu’à son extinction, il s’enrichit grassement puis réalise quand il n’y a plus rien : il faut trouver autre chose pour continuer à vivre.

 

Avec Copenhague, la difficulté réside dans la somme des problèmes posés d’emblée. Pour les pays du Nord, le protocole de Kyoto est out. Pour ceux du Sud, le texte prévoit une deuxième période d’engagement post-apocalypse qui faudra maintenir et respecter. Il refuse de voir une conférence de Copenhague dont les aboutissants reviendraient à assouplir Kyoto.

Mais il y a une chose difficile à imaginer : comment les états du sud peuvent-ils mettre pression sur ceux du Nord. Comment restreindre le Sud au niveau de leur émission de gaz carbonique alors que les seuls responsables de la situation actuelle sont les pays du Nord ?

 

Question à résoudre

Tout le monde s’accorde à dire que le Nord doit payer pour le Sud. Mais combien ? A l’heure de crise financière, dur, dur de trancher et ce sera un des enjeux fondamental de la conférence.

Autre enjeu, la lutte contre la déforestation par le mécanisme baptisé REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). Un système prévu par les pays du Nord pour les pays du Sud où l’effort au Sud sera compensé par l’argent du Nord et qui est bien loin de plaire à tout le monde. La Norvège aurait déjà promis 1 milliard au Brésil pour qu’il protège sa forêt amazonienne exploité en partie par le géant suédois IKEA héhé.

 

Inquiétude

Et puis tellement d’autres trucs effrayants qu’on se demande bien comment tout ce petit monde, une centaine de chefs d’état, des représentants de toutes parts, des spécialistes, des forces de l’ordre, des manifestants par milliers, ne se transformera pas en gigantesque soupe aux poireaux. Face à l’impossibilité d’une entente cordiale, la perspective de remettre ça dans 5 ans avec des Danette au dessert n’enchante personne.

 

 

Arthur Diens (Le 7 décembre avec AFP)